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Le retour des oies sauvages

07 Mai 2019.

Elles arrivent au printemps
sur les ailes du vents,
par les routes de l'air.

Drôle de géométrie,
C'est un fil qui les lie,
Dans leur vole angulaire.

Tout unies a la chaîne
Derrière l'oie capitaine,
Qui connait le chemin.[i]

 

Le son de leur voix ne me laisse jamais indifférente.

Cri de ralliement, cri de soutien, leurs voix me font lever la tête et admirer leur force, leur résilience, leur travail d’équipe durant des milliers de kilomètres. Seules, elles n’y seraient pas arrivées.

La sévérité de l’hiver aura finalement laissé place à la douceur du printemps. Encabanés depuis des mois, même si les sports d’hiver nous ont permis de nous oxygéner sans trop congeler, il n’était quand même pas possible de demeurer paisibles à observer la nature pendant des heures.

Le mois de mai nous offre l’aube de cette possibilité. C’est le début de la célébration avec cette nature résiliente qui a attendu beaucoup plus patiemment que nous, il faut le dire,  la chaleur du soleil et l’allongement de la luminosité quotidienne.

Tout vient à temps à qui sait attendre.

Le mois de mai, c’est s’asseoir paisiblement sous un arbre.

Observer les oiseaux qui travaillent avec acharnement à la construction de leur nid qui protègera la vie à venir.

Prendre le temps de prendre le temps.

Rire des efforts du chat à tenter d’attraper la mouche désinvolte.

Observer le bourgeon qui, au fil des jours, se transforme davantage pour me faire le cadeau d’une magnifique fleur éphémère mais si magnifique.

Les clochettes du muguet qui abritent les lutins des histoires que ma mère me contait… il n’y a pas si longtemps, il me semble!

Le mois de mai, c’est aussi l’anniversaire de toutes les mères. Merci à toutes de nous avoir donné la vie. Le reste nous appartient. Et comme disait Éric-Emmanuel Schmitt lors d’une récente entrevue: «le plus tôt possible aller à la rencontre de soi-même…» Et dans la quiétude de la nature, la vraie conversation commence avec soi-même, notre petite voix a l’espace pour se faire entendre.

C’est au mois de mai que le cadran peut prendre des vacances pour léguer sa tâche matinale au son des oiseaux et à la luminosité précoce qui offrent un réveil beaucoup plus en douceur.

La plus belle des chorales formées des cardinaux rouges, des rouges gorges, des bruants à gorge blanche et des mésanges m’accompagne lors de ma marche matinale.

Les corneilles ne sont jamais très loin. Elles se posent sur le fil, elles me regardent, croassent, attendent, et savent que la récompense du morceau de pain viendra. Un rituel saisissant.

À chaque année, le mois de mai multiplie ses cadeaux.

Le bonheur n’est jamais très loin!

 

Rédigé par Dre Dominique Dufour, chiropraticienne, D.C.

[i] Extrait de la chanson Les oies sauvages de Mes Aïeux